Sous-chapitres
- Une étape importante dans l’évolution de l’interface homme/machine
- L’étude correcte de l’humanité
- L’Encyclopædia Britannica Première édition
- L’art de l’encyclopédiste
- William Benton, propriétaire et éditeur d’EB
- Robert Hutchins, président de l’université de Chicago
- Mortimer Adler, Philosophe
- Charles Van Doren, EB Vice-président de la rédaction
- Réinventer l’encyclopédie sous forme électronique
- Résoudre le problème du stockage des données des PC
- Patricia Wier, EB, Marvin Minsky, MIT, et Alan Kay
- Peter Norton fait entrer Britannica dans le secteur des logiciels
- Harold Kester, SmarTrieve, et l’encyclopédie Compton
- Dr. Stanley Frank, Vice-président, Développement
- Le brevet de Compton R.I.P. – Une réflexion après coup
- Un regard en arrière de l’Encyclopaedia Britannica
L’étude correcte de l’humanité

Pope, Alexander – Proper Study
Alexander Pope (1688-1744)

Alexander Pope
Cette refonte de l’Encyclopædia Britannica dans les décennies qui ont précédé le lancement de l’Encyclopédie Compton sur CD-ROM a été un précurseur essentiel de l’invention de l’EB.
Le brevet du système de recherche multimédia Britannica n’aurait pas été possible sans l’apprentissage spécialisé issu de la conception assistée par ordinateur de l’ensemble imprimé de la 15e édition. Lorsque le brevet de Compton a été réédité par l’Office des brevets en 2002 après un long réexamen, la voie était libre pour que Britannica exploite financièrement sa réalisation.
Le poète anglais Alexander Pope a commencé la deuxième épître de son ouvrage de 1732, An Essay on Man (Essai sur l’homme), par ce couplet : « Connais-toi donc toi-même, ne présume pas que Dieu te scrute ; l’étude appropriée de l’humanité est l’homme ».
La forme encyclopédique symbolise et concrétise la volonté de se comprendre et de cataloguer ses connaissances, inscrite dans notre génome.
L’histoire longue et ininterrompue de l’encyclopédie dans notre civilisation prouve que notre besoin collectif d’examen de conscience est profondément ancré dans notre cerveau.
Ainsi, la présence d’un éditeur de référence au centre d’un développement critique d’interface homme/machine dans les années 1980 n’était pas entièrement un accident. Il s’explique en partie par la nature même des encyclopédies dans la société moderne.

Le mot « encyclopédie » vient des mots grecs enkyklios, qui signifie général, et paideia, qui signifie éducation.
L’effort visant à créer un système de connaissances ou un cercle d’apprentissage sous la forme d’une « encyclopédie » couvrant les connaissances de l’humanité existe depuis plus de 2 000 ans, bien qu’il n’ait pas toujours été appelé ainsi. Speusippus, mort en 339 avant J.-C., a consigné les réflexions de son oncle Platon sur l’histoire naturelle, les mathématiques et la philosophie. Speusippus a apparemment aussi tenté d’enregistrer des descriptions détaillées de différentes espèces de plantes et d’animaux.
Toutefois, c’est l’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers de Denis Diderot, publié en 1751 à Paris, qui a popularisé l’utilisation du terme « encyclopédie » pour désigner les ouvrages contenant un vaste recueil de connaissances.
Peu après, en 1768, la première édition de l’Encyclopædia Britannica, la plus ancienne et la plus complète des encyclopédies de langue anglaise, a été publiée à Édimbourg, en Écosse.


