Townland de Ballyglass dans le comté de Mayo : Une autre maison de caravane ancienne ?
Note de la rédaction : J’ai interrogé Joe sur la date à laquelle Anthony Canavan père et Ann Hughes ont émigré avec quatre de leurs treize enfants, me demandant si la grande famine avait été le principal facteur déterminant. Joe se souvient que cela s’est passé vers 1849 ou 1850, après la famine. Il ajoute que, bien qu’il ne reste plus aucun Canavan à Curraghadooey aujourd’hui, il y a beaucoup de Hughes, et qu’il espère emporter des kits d’ADN lors d’un prochain voyage. Un membre du personnel du centre de généalogie du sud du comté de Mayo, nommé Delaney, a suggéré que les Canavan n’étaient pas des agriculteurs, mais des gens plus nomades, et que l’un de leurs lieux de résidence était le townland de Ballyglass, près de la frontière avec Galway — l’un des huit Ballyglass du comté de Mayo, et un nom qui apparaît également dans le récit de la visite de l’oncle John de Joe en 1966.
Transcription
Intervenants : WJB — William J. Bowe ; JH — Joseph Hart. Transcription à partir de l’enregistrement ; ponctuation ajoutée et erreurs d’écoute manifestes corrigées.
WJB : — afin de mieux cerner la période à laquelle a eu lieu l’émigration d’Irlande vers les États-Unis. Je pensais qu’il s’agissait d’Anthony Canavan père et d’Ann Hughes, ainsi que de quatre de leurs treize enfants. Je pensais auparavant que cela s’était passé juste après la grande famine de 1846, à peu près à cette époque-là, mais je suppose que c’était plus tôt. Avez-vous une idée précise de cette période ?
JH : Je tiens à préciser que votre première hypothèse est la bonne : il s’agit probablement de 1849 ou 1850.
WJB : Donc, après la famine.
JH : Oui. Et je peux consulter mes dossiers et…
WJB : Oui, mais ça s’en rapproche suffisamment.
JH : Cette question me vient parfois à l’esprit. Mais d’après mes souvenirs, c’était après la grande famine de la pomme de terre.
WJB : Ce qui me vient donc à l’esprit, c’est qu’ils avaient traversé cette période de famine, qui a dû être, bien sûr, une période terrible. Mais peut-être que celle-ci était en grande partie terminée, ou peut-être que les récoltes avaient subi des dégâts irréversibles, ce qui les a poussés à partir par la suite. Il semble en tout cas qu’ils ne se soient pas enfuis de là plus tôt. J’essaie donc simplement de déterminer si la famine de la pomme de terre et ce fléau ont constitué le principal facteur déterminant. D’après la chronologie, cela semble bien être le cas.
JH : C’est difficile à dire. L’information la plus intéressante et la plus curieuse que j’ai obtenue à ce sujet… Eh bien, laissez-moi revenir en arrière et commencer par le fait qu’il n’y a plus aucun Canavan dans le townland de Curraghadooey aujourd’hui, mais qu’il y a encore beaucoup de Hughes là-bas. Je pense donc que si jamais je retourne à Curraghadooey pour y mener d’autres recherches, j’emporterai plusieurs kits de prélèvement d’ADN avec moi et j’essaierai de convaincre quelques Hughes de se soumettre à un test ADN, afin de voir si je présente une correspondance génétique avec eux. Donc…
WJB : Eh bien, c’est peut-être aussi le moment idéal pour parler de l’ADN, puisque cette technologie s’est désormais généralisée dans la constitution des arbres généalogiques. Vous n’avez pas commencé par là, n’est-ce pas ? Je me souviens très bien, tout comme vous, de l’époque où l’ADN était une technologie très controversée. Elle avait été rejetée par le jury du procès d’O.J. Simpson, qui l’avait jugée insuffisamment scientifique à cette époque, dans les années 90. Alors, quand avez-vous pris conscience de son existence et commencé à y voir un outil utile pour vos recherches ?
JH : Eh bien, permettez-moi d’ajouter une petite précision concernant les Canavan, car lorsque je commencerai à parler d’ADN, je reviendrai sur le comté de Cavan. Ainsi, lors d’un de mes voyages dans le comté de Mayo, je me suis arrêté au centre de généalogie du sud du comté de Mayo. Je m’y suis rendu à plusieurs reprises. J’ai fini par nouer des liens avec l’un des membres du personnel. Il s’appelait Delaney. Et lorsque je lui ai parlé des Canavan, il m’a donné l’impression que les Canavan n’étaient pas des agriculteurs, et qu’ils étaient donc plus mobiles. Il y avait bel et bien des Canavan à Curraghadooey à une certaine époque, mais il semble que les Canavan proviennent de plusieurs endroits différents. L’un d’entre eux était un townland appelé Ballyglass, situé près de Curraghadooey, mais plus proche de la frontière avec le comté de Galway. J’ai donc trouvé cela très intéressant, mais cela rend un peu plus difficile de cerner précisément les Canavan dans le comté de Mayo, car j’ignore quelle était leur profession. Le père d’Anthony Canavan père était peut-être commerçant ou artisan d’une manière ou d’une autre, mais comme il remonte à très loin – il est peut-être né en 1790, peut-être même un peu plus tôt, qu’il n’existe pratiquement aucun document permettant de l’identifier, de confirmer quel était son métier ou où il a pu vivre à une certaine époque. D’accord. C’est donc une très bonne question qui mérite des recherches. Je ne suis pas retourné dans le comté de Mayo depuis que j’ai pu localiser précisément ce townland de Ballyglass, car dans le comté de Mayo, il existe huit townlands portant ce nom. Mais celui que j’ai récemment identifié comme étant celui qui m’intéresse est sans aucun doute celui où ils ont vécu pendant un certain temps, peut-être avant leur émigration. Il semble que Ballyglass apparaisse dans un autre document qui constitue une source d’information plus récente, à savoir le récit du voyage de mon oncle John en Irlande en 1966 —





