Du carnet de bébé au comté de Cavan, en Irlande : Hart ou Harte ?

Note de la rédaction : Joe revient en arrière pour évoquer un troisième document de référence : des notes consignées dans un album de bébé par Joe Defley, le père du cousin germain de son père, qui identifient la branche des Meehan et des McGloin originaire du comté de Leitrim. Joe explique le fonctionnement des centres de généalogie des comtés irlandais et précise que son principal intérêt était de découvrir d’où venait son arrière-grand-père James Hart, puisque la pierre tombale indiquait uniquement le comté de Cavan. Le centre de la ville de Cavan lui a proposé deux candidats : un James Harte avec un « e » et un James Hart sans. Il a choisi celui sans « e », originaire de la paroisse de Kilbride — pour découvrir des années plus tard que le « e » n’avait aucune importance.

Transcription

Intervenants : WJB — William J. Bowe ; JH — Joseph Hart. Transcription à partir de l’enregistrement ; ponctuation ajoutée et erreurs d’écoute manifestes corrigées.

JH : D’accord, permettez-moi de revenir un peu en arrière et de mentionner également l’autre document que j’ai reçu et qui m’a été utile : il s’agissait de quelques notes tirées d’un carnet de bébé.

WJB : Hum hum.

JH : J’ai un demi-cousin au premier degré, qui aurait été le demi-cousin de mon père. Et le père de ce cousin, à la naissance de son fils, tenait un album de bébé dans lequel il avait noté quelques informations sur ses ancêtres irlandais. Il s’agissait de Joe Defley. Ainsi, pendant mon enfance, j’ai beaucoup entendu parler de Joe Defley, mais je n’ai jamais su exactement quel était le lien. Quoi qu’il en soit, ce sont ses notes tirées de cet album de bébé qui ont permis d’identifier une certaine branche – qui aurait été celle de la grand-mère de Joe Defley – à savoir la branche Meehan McGloin du comté de Leitrim. Ainsi, lorsque je suis enfin arrivé en Irlande et que je me suis installé, j’ai commencé à chercher ce que je pouvais découvrir. Parmi les premières sources que j’ai utilisées pour entamer mes recherches figuraient les registres paroissiaux. Chaque comté d’Irlande dispose d’un centre de généalogie. On l’appelle parfois « Centre d’histoire familiale », mais chaque comté dispose d’au moins un de ces centres où les gens peuvent se rendre, remplir un formulaire avec quelques informations, et le personnel du centre généalogique passe alors les registres au crible pour vous remettre un rapport. Ainsi, comme les informations dont je disposais au départ concernaient plutôt la branche des Canavan, ces autres notes tirées du livre de bébé m’ont permis d’identifier cette branche des Meehan-McGloin. Ma principale question était la suivante : puis-je découvrir d’où venait James Hart en Irlande ? En effet, ces notes issues des informations fournies par votre mère, par l’oncle Jim et par le livre de naissance m’ont indiqué où me rendre en Irlande pour découvrir d’où venaient mes ancêtres de ces autres branches ; or, je ne disposais d’aucune information sur les origines de James Hart, si ce n’est que sa pierre tombale indique qu’il était originaire du comté de Cavan. L’une de mes premières démarches a donc consisté à me rendre au centre de généalogie de la ville de Cavan, dans le comté de Cavan. À un moment donné, je suis sûr d’avoir discuté avec des gens que j’avais rencontrés à Killybegs, et c’était assez intéressant d’être en Irlande, d’avoir des origines irlandaises, d’aller voir quelqu’un et de lui expliquer que l’on essayait de retracer ses racines irlandaises. Et ils arboraient alors un grand sourire et essayaient de vous raconter tout ce qu’ils savaient sur quiconque portant le nom de Hart, ce qui, en général, ne m’aidait pas du tout, ou ne m’a jamais aidé. Mais ils étaient tellement disposés à m’aider. L’une des premières choses que j’ai découvertes, c’est qu’il fallait se rendre dans ces centres de généalogie, car ce sont eux qu’il faut interroger. Je me suis donc rendu à Cavan, au centre de généalogie, et j’ai posé des questions sur James Hart. Grâce aux informations figurant sur sa pierre tombale et à celles que j’avais recueillies sur son passage aux États-Unis, j’ai pu me faire une idée générale de la période à laquelle il était probablement né. Je m’y suis donc rendu et on m’a donné deux noms, deux James Hart. Et l’autre chose que j’ai apprise très tôt, simplement en consultant l’annuaire téléphonique, en recherchant le nom de famille Hart dans l’annuaire irlandais, c’est qu’il y avait beaucoup plus de Hart s’écrivant avec un « E » qu’avec ou sans « E » à la fin. Et je me suis dit : « Eh bien, c’est significatif, je crois. » Il s’avère que le fait que votre nom se termine par un « e » ou non n’a absolument aucune importance. Mais je ne l’ai su que plus tard. Lorsque j’ai donc reçu ces deux noms, l’un était James Harte avec un « E », et l’autre James Hart sans « E ». Je me suis alors dit : « Bon, ça doit être celui sans le « E ». » Mais il n’y avait en réalité aucune raison valable de faire une telle distinction, et je ne m’en suis rendu compte que des années plus tard. Celui que j’avais choisi, celui sans « e », venait d’une paroisse du comté de Cavan appelée Kilbride. Cela a donc toujours constitué en quelque sorte le point central de mes recherches sur mon arrière-grand-père durant cette première période où il était, en quelque sorte, au cœur de ce que j’espérais découvrir, je suppose.