{"id":34161,"date":"2026-08-08T22:50:18","date_gmt":"2026-08-08T22:50:18","guid":{"rendered":"https:\/\/wbowe.com\/chicago-colonial-era-1688-1812\/"},"modified":"2026-09-11T22:25:29","modified_gmt":"2026-09-11T22:25:29","slug":"chicago-colonial-era-1688-1812","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/wbowe.com\/fr\/chicago-colonial-era-1688-1812\/","title":{"rendered":"Chicago \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque coloniale, 1688-1812 | L&rsquo;histoire d&rsquo;un habitant des falaises"},"content":{"rendered":"<div class=\"fusion-fullwidth fullwidth-box fusion-builder-row-1 fusion-flex-container nonhundred-percent-fullwidth non-hundred-percent-height-scrolling\" style=\"--awb-border-radius-top-left:0px;--awb-border-radius-top-right:0px;--awb-border-radius-bottom-right:0px;--awb-border-radius-bottom-left:0px;--awb-flex-wrap:wrap;\" ><div class=\"fusion-builder-row fusion-row fusion-flex-align-items-flex-start fusion-flex-content-wrap\" style=\"max-width:1372.8px;margin-left: calc(-4% \/ 2 );margin-right: calc(-4% \/ 2 );\"><div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-0 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-flex-column\" style=\"--awb-bg-size:cover;--awb-width-large:100%;--awb-margin-top-large:0px;--awb-spacing-right-large:1.92%;--awb-margin-bottom-large:0px;--awb-spacing-left-large:1.92%;--awb-width-medium:100%;--awb-spacing-right-medium:1.92%;--awb-spacing-left-medium:1.92%;--awb-width-small:100%;--awb-spacing-right-small:1.92%;--awb-spacing-left-small:1.92%;\"><div class=\"fusion-column-wrapper fusion-flex-justify-content-flex-start fusion-content-layout-column\"><div class=\"fusion-text fusion-text-1\"><h1>Chapitre 1 : Chicago \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque coloniale, 1688-1812<\/h1>\n<figure style=\"margin: 6px auto 18px; max-width: 440px; text-align: center; clear: both;\"><a title=\"Cliquez ici pour afficher l'image en grand format avec sa l\u00e9gende\" href=\"https:\/\/wbowe.com\/vintage-chicago\/1688-2024112888_dl.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img decoding=\"async\" style=\"max-width: 100%; max-height: 280px; width: auto; height: auto; display: block; margin: 0 auto; border-radius: 6px; box-shadow: 0 2px 8px rgba(0,0,0,0.28);\" src=\"https:\/\/wbowe.com\/vintage-chicago\/1688-2024112888_nc.jpg\" alt=\"Carte de Coronelli datant de 1688 mentionnant Chekagou\"><\/a><figcaption style=\"font-size: 11px; color: #2a1f14; font-weight: 600; font-style: italic; margin-top: 6px; line-height: 1.4;\">La premi\u00e8re carte imprim\u00e9e mentionnant \u00ab Chekagou \u00bb comme nom de lieu, r\u00e9alis\u00e9e par le cartographe italien Vincenzo Maria Coronelli, en 1688.<\/figcaption><\/figure>\n<h3 id=\"chap-era1688-sub1\" style=\"scroll-margin-top: 60px;\">Un lieu de rencontre bien avant que ce ne soit une ville<\/h3>\n<figure style=\"float: right; margin: 4px 0 12px 16px; width: 42%; max-width: 230px;\"><a title=\"Cliquez ici pour afficher l'image en grand format avec sa l\u00e9gende\" href=\"https:\/\/wbowe.com\/vintage-chicago\/1804-2026030632_dl.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img decoding=\"async\" style=\"width: 100%; border-radius: 6px; box-shadow: 0 2px 6px rgba(0,0,0,0.24); display: block;\" src=\"https:\/\/wbowe.com\/vintage-chicago\/1804-2026030632_nc.jpg\" alt=\"Carte de 1901 repr\u00e9sentant les sentiers et les villages am\u00e9rindiens aux alentours de Chicago\"\/><\/a><figcaption style=\"font-size: 10px; color: #2a1f14; font-weight: 600; font-style: italic; margin-top: 4px; line-height: 1.3;\">Carte d&rsquo;Albert F. Scharf datant de 1901, repr\u00e9sentant les sentiers et les villages am\u00e9rindiens des comt\u00e9s de Chicago, Cook, DuPage et Will.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Des si\u00e8cles avant que Chicago n\u2019existe en tant que ville, les terres mar\u00e9cageuses situ\u00e9es au confluent de la rivi\u00e8re Chicago et du lac Michigan rev\u00eataient d\u00e9j\u00e0 une grande importance \u2014 mais pas pour les Europ\u00e9ens. Les Potawatomi constituaient le peuple dominant de la r\u00e9gion d\u00e8s les premiers t\u00e9moignages \u00e9crits ; ils faisaient partie d&rsquo;un r\u00e9seau plus vaste comprenant notamment la Conf\u00e9d\u00e9ration de l&rsquo;Illinois, les Miami et d&rsquo;autres peuples qui chassaient, voyageaient et faisaient du commerce dans toute la r\u00e9gion. Un missionnaire j\u00e9suite, le p\u00e8re Claude Allouez, a rapport\u00e9 avoir rencontr\u00e9 un village d\u2019environ quatre-vingts Indiens de l\u2019Illinois pr\u00e8s de la rivi\u00e8re Illinois d\u00e8s 1677 \u2014 ce qui rappelle que \u00ab Chicago \u00bb \u00e9tait un territoire autochtone depuis des milliers d\u2019ann\u00e9es avant de devenir un avant-poste colonial. Le nom m\u00eame de ce lieu est d\u2019origine autochtone : il s\u2019agit d\u2019un mot algonquin g\u00e9n\u00e9ralement traduit comme d\u00e9signant l\u2019ail sauvage ou l\u2019oignon qui poussait le long des berges. Lorsque les commer\u00e7ants et les soldats europ\u00e9ens finirent par arriver, ils p\u00e9n\u00e9tr\u00e8rent dans un paysage qui disposait d\u00e9j\u00e0 de ses propres routes commerciales, alliances et rivalit\u00e9s ; l\u2019histoire des d\u00e9buts de Chicago est, d\u00e8s le d\u00e9part, celle de contacts et de n\u00e9gociations entre ces deux mondes \u2014 une histoire qui allait se terminer, en 1812, dans la violence.    <\/p>\n<div style=\"clear: both;\"><\/div>\n<h3 id=\"chap-era1688-sub2\" style=\"scroll-margin-top: 60px;\">L&rsquo;arriv\u00e9e des Fran\u00e7ais : Marquette, Jolliet et le portage<\/h3>\n<figure style=\"float: left; margin: 4px 16px 12px 0; width: 42%; max-width: 210px;\"><a title=\"Cliquez pour afficher l'image en grand format avec la l\u00e9gende\" href=\"https:\/\/wbowe.com\/vintage-chicago\/1720-2025101828_dl.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img decoding=\"async\" style=\"width: 100%; border-radius: 6px; box-shadow: 0 2px 6px rgba(0,0,0,0.24); display: block;\" src=\"https:\/\/wbowe.com\/vintage-chicago\/1720-2025101828_nc.jpg\" alt=\"Carte de 1720 du territoire fran\u00e7ais de la Louisiane\"\/><\/a><figcaption style=\"font-size: 10px; color: #2a1f14; font-weight: 600; font-style: italic; margin-top: 4px; line-height: 1.3;\">Carte fran\u00e7aise de la Louisiane et de la r\u00e9gion des Grands Lacs, avant que le Pays de l\u2019Illinois ne passe aux mains de la Grande-Bretagne en 1763.<\/figcaption><\/figure>\n<p>C\u2019est \u00e0 la suite de ce contact que Chicago fait sa premi\u00e8re apparition dans les archives historiques. Au printemps 1673, Louis Jolliet \u2014 charg\u00e9 par l\u2019administration coloniale fran\u00e7aise de partir \u00e0 la recherche d\u2019un grand fleuve \u00e0 l\u2019ouest \u2014 quitta le d\u00e9troit de Mackinac en compagnie du missionnaire j\u00e9suite, le p\u00e8re Jacques Marquette, et de cinq compagnons. Ils descendirent \u00e0 la rame les rivi\u00e8res Fox et Wisconsin jusqu\u2019au Mississippi, puis le suivirent vers le sud presque jusqu\u2019\u00e0 la rivi\u00e8re Arkansas avant de faire demi-tour, craignant le territoire espagnol qui s\u2019\u00e9tendait devant eux. Lors de leur voyage de retour, guid\u00e9s par des voyageurs autochtones locaux, ils remont\u00e8rent vers le nord par la rivi\u00e8re Illinois et, tr\u00e8s probablement, par le court portage terrestre qui la s\u00e9parait de la rivi\u00e8re Chicago \u2014 devenant ainsi, selon la tradition, les premiers Europ\u00e9ens \u00e0 traverser le territoire qui allait devenir le centre-ville de Chicago.   <\/p>\n<p>Marquette revint sur les lieux en d\u00e9cembre 1674, tomba gravement malade et finit par passer l\u2019hiver en campement pr\u00e8s du portage \u2014 il s\u2019agit l\u00e0 du premier s\u00e9jour prolong\u00e9 d\u2019un Europ\u00e9en dans la r\u00e9gion, m\u00eame s\u2019il est presque certain qu\u2019il s\u2019abrita dans un wigwam de style autochtone plut\u00f4t que dans une construction en rondins, contrairement \u00e0 ce que sugg\u00e8rent certains r\u00e9cits ult\u00e9rieurs, plus romantiques. Il n\u2019\u00e9tait pourtant pas tout \u00e0 fait seul : il d\u00e9couvrit deux commer\u00e7ants fran\u00e7ais qui vivaient d\u00e9j\u00e0 \u00e0 une courte distance en aval, preuve que le portage \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 connu des commer\u00e7ants de fourrures avant m\u00eame d\u2019avoir un nom qui allait s\u2019imposer. Quelques ann\u00e9es plus tard, Ren\u00e9-Robert Cavelier, sieur de La Salle, plus c\u00e9l\u00e8bre et plus impitoyable, franchit lui aussi le portage lors de ses propres exp\u00e9ditions visant \u00e0 revendiquer la vall\u00e9e du Mississippi pour la France \u2014 un contraste que les historiens ont longtemps mis en \u00e9vidence entre le \u00ab doux et saint \u00bb Marquette et de La Salle, \u00ab autoritaire \u00bb et b\u00e2tisseur d\u2019empire. \u00c0 eux deux, ces deux Fran\u00e7ais ont d\u00e9fini les termes selon lesquels l\u2019Europe allait d\u2019abord appr\u00e9hender cette \u00e9tendue de prairie : non pas comme un lieu de peuplement, mais comme une voie menant vers ailleurs.   <\/p>\n<div style=\"clear: both;\"><\/div>\n<h3 id=\"chap-era1688-sub3\" style=\"scroll-margin-top: 60px;\">Pourquoi ici ? La g\u00e9ographie \u00e0 l&rsquo;origine d&rsquo;une m\u00e9tropole <\/h3>\n<figure style=\"float: right; margin: 4px 0 12px 16px; width: 42%; max-width: 230px;\"><a title=\"Cliquez ici pour afficher l'image en grand format avec la l\u00e9gende\" href=\"https:\/\/wbowe.com\/vintage-chicago\/1750-2026050885-2_dl.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img decoding=\"async\" style=\"width: 100%; border-radius: 6px; box-shadow: 0 2px 6px rgba(0,0,0,0.24); display: block;\" src=\"https:\/\/wbowe.com\/vintage-chicago\/1750-2026050885-2_nc.jpg\" alt=\"Carte de 1750 repr\u00e9sentant les Grands Lacs et les r\u00e9seaux fluviaux du Midwest\"\/><\/a><figcaption style=\"font-size: 10px; color: #2a1f14; font-weight: 600; font-style: italic; margin-top: 4px; line-height: 1.3;\">Une ancienne carte fran\u00e7aise des Grands Lacs et du r\u00e9seau fluvial du Midwest \u2014 cette m\u00eame g\u00e9ographie des bassins versants qui a fait de la portage de Chicago un lieu strat\u00e9gique.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Ce dernier point est la cl\u00e9 de tout ce qui va suivre. Pendant plus d\u2019un si\u00e8cle, l\u2019emplacement de Chicago a tir\u00e9 sa valeur presque exclusivement de ce qui se trouvait de part et d\u2019autre de la ville. Le portage de Chicago \u00e9tait l\u2019un des rares endroits o\u00f9 un cano\u00eb, puis plus tard un chariot, pouvait passer du bassin versant des Grands Lacs et du Saint-Laurent \u00e0 celui du Mississippi et du golfe du Mexique sans devoir effectuer un long trajet par voie terrestre. En empruntant les rivi\u00e8res Chicago et Des Plaines, un voyageur pouvait relier l\u2019int\u00e9rieur du continent \u00e0 deux oc\u00e9ans. Des r\u00e9cits contemporains datant du d\u00e9but du XVIIIe si\u00e8cle d\u00e9crivent ce portage comme s\u2019\u00e9tendant sur quelques miles par temps sec \u2014 s\u2019allongeant parfois jusqu\u2019\u00e0 neuf miles lorsque les marais s\u2019ass\u00e9chaient, mais qui, pendant les saisons humides, se r\u00e9duisait presque \u00e0 n\u00e9ant, un pagayeur pouvant parfois glisser \u00e0 travers les carex inond\u00e9s depuis le lac jusqu\u2019\u00e0 la Des Plaines sans jamais mettre le pied \u00e0 terre. Un historien l\u2019a par la suite qualifi\u00e9 de \u00ab l\u2019une des cl\u00e9s du continent \u00bb, et ce n\u2019est pas une exag\u00e9ration : cette modeste br\u00e8che mar\u00e9cageuse et souvent inond\u00e9e dans le paysage est le seul \u00e9l\u00e9ment physique qui explique pourquoi une ville s\u2019est d\u00e9velopp\u00e9e ici plut\u00f4t que dans l\u2019un des nombreux autres endroits tout aussi plats et tout aussi proches du lac, le long de la rive. Jolliet lui-m\u00eame, \u00e0 son retour d\u2019exp\u00e9dition en 1673, proposa de creuser un court canal pour rendre cette liaison permanente \u2014 une id\u00e9e dont la concr\u00e9tisation prit un si\u00e8cle et demi, mais qui devint, \u00e0 terme, le canal de l\u2019Illinois et du Michigan, puis le fondement m\u00eame du r\u00e9seau ferroviaire de Chicago. Le portage est venu en premier ; tout le reste de l&rsquo;essor de Chicago en tant que plaque tournante des transports en d\u00e9coule.       <\/p>\n<figure style=\"float: left; margin: 4px 16px 12px 0; width: 40%; max-width: 200px;\"><a title=\"Cliquez ici pour afficher l'image en grand format avec la l\u00e9gende\" href=\"https:\/\/wbowe.com\/vintage-chicago\/1763-2025101841_dl.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img decoding=\"async\" style=\"width: 100%; border-radius: 6px; box-shadow: 0 2px 6px rgba(0,0,0,0.24); display: block;\" src=\"https:\/\/wbowe.com\/vintage-chicago\/1763-2025101841_nc.jpg\" alt=\"Carte de 1763 repr\u00e9sentant les possessions fran\u00e7aises, espagnoles et britanniques\"\/><\/a><figcaption style=\"font-size: 10px; color: #2a1f14; font-weight: 600; font-style: italic; margin-top: 4px; line-height: 1.3;\">Possessions fran\u00e7aises, espagnoles et britanniques en Am\u00e9rique du Nord \u00e0 la fin de la guerre franco-indienne, en 1763.<\/figcaption><\/figure>\n<p>La souverainet\u00e9 sur cette zone changea encore deux fois de mains avant que Chicago ne devienne v\u00e9ritablement une ville. La France c\u00e9da ses pr\u00e9tentions sur le territoire situ\u00e9 \u00e0 l\u2019est du Mississippi \u00e0 la Grande-Bretagne en 1763, \u00e0 la fin de la guerre franco-indienne ; deux d\u00e9cennies plus tard, la carte fut redessin\u00e9e une nouvelle fois lorsque le Trait\u00e9 de Paris de 1783 \u2014 pour lequel la grande carte murale de l\u2019Am\u00e9rique du Nord r\u00e9alis\u00e9e par le cartographe britannique John Mitchell servit de r\u00e9f\u00e9rence principale pour la d\u00e9limitation des fronti\u00e8res \u2014 transf\u00e9ra la r\u00e9gion aux \u00c9tats-Unis, alors nouvellement ind\u00e9pendants, dans le cadre de l\u2019ancien Territoire du Nord-Ouest. Le portage lui-m\u00eame n\u2019a jamais chang\u00e9 d\u2019emplacement ; seuls les drapeaux qui le revendiquaient ont chang\u00e9.  <\/p>\n<div style=\"clear: both;\"><\/div>\n<figure style=\"margin: 6px auto 16px; max-width: 380px; text-align: center;\"><a title=\"Cliquez ici pour afficher l'image en grand format avec sa l\u00e9gende\" href=\"https:\/\/wbowe.com\/vintage-chicago\/1775-2026010060_dl.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img decoding=\"async\" style=\"max-width: 100%; max-height: 300px; width: auto; height: auto; display: block; margin: 0 auto; border-radius: 6px; box-shadow: 0 2px 8px rgba(0,0,0,0.28);\" src=\"https:\/\/wbowe.com\/vintage-chicago\/1775-2026010060_nc.jpg\" alt=\"Carte de John Mitchell datant de 1775 repr\u00e9sentant les territoires britanniques et fran\u00e7ais en Am\u00e9rique du Nord\"><\/a><figcaption style=\"font-size: 11px; color: #2a1f14; font-weight: 600; font-style: italic; margin-top: 6px; line-height: 1.4;\">La carte de John Mitchell repr\u00e9sentant les territoires britanniques et fran\u00e7ais en Am\u00e9rique du Nord, qui a servi de r\u00e9f\u00e9rence principale pour d\u00e9finir les fronti\u00e8res des \u00c9tats-Unis dans le Trait\u00e9 de Paris de 1783.<\/figcaption><\/figure>\n<h3 id=\"chap-era1688-sub4\" style=\"scroll-margin-top: 60px;\">Des commer\u00e7ants et un fort : Du Sable, Kinzie et Fort Dearborn<\/h3>\n<figure style=\"margin: 6px auto 14px; max-width: 380px; text-align: center;\"><a title=\"Cliquez ici pour afficher l'image en grand format avec sa l\u00e9gende\" href=\"https:\/\/wbowe.com\/vintage-chicago\/1784-2024050712_dl.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img decoding=\"async\" style=\"width: 100%; border-radius: 6px; box-shadow: 0 2px 8px rgba(0,0,0,0.28); display: block;\" src=\"https:\/\/wbowe.com\/vintage-chicago\/1784-2024050712_nc.jpg\" alt=\"Emplacement de la cabane en rondins de Jean-Baptiste Point du Sable\"><\/a><figcaption style=\"font-size: 11px; color: #2a1f14; font-weight: 600; font-style: italic; margin-top: 6px; line-height: 1.4;\">La rive ouest du bras nord de la rivi\u00e8re Chicago, pr\u00e8s de Wolf Point \u2014 lieu o\u00f9 se trouvait la cabane en rondins de Jean-Baptiste Point du Sable, o\u00f9 il cultivait la terre et faisait du commerce.<\/figcaption><\/figure>\n<figure style=\"float: right; margin: 4px 0 12px 16px; width: 42%; max-width: 220px;\"><a title=\"Cliquez ici pour afficher l'image en grand format avec sa l\u00e9gende\" href=\"https:\/\/wbowe.com\/vintage-chicago\/1804-2024050912_dl.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img decoding=\"async\" style=\"width: 100%; border-radius: 6px; box-shadow: 0 2px 6px rgba(0,0,0,0.24); display: block;\" src=\"https:\/\/wbowe.com\/vintage-chicago\/1804-2024050912_nc.jpg\" alt=\"Le manoir Kinzie, \u00e0 l'embouchure de la rivi\u00e8re Chicago\"\/><\/a><figcaption style=\"font-size: 10px; color: #2a1f14; font-weight: 600; font-style: italic; margin-top: 4px; line-height: 1.3;\">Le manoir Kinzie, situ\u00e9 \u00e0 l\u2019embouchure de la rivi\u00e8re Chicago \u2014 qui fut \u00e0 l\u2019origine la deuxi\u00e8me demeure de du Sable, puis devint la r\u00e9sidence de la famille Kinzie.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Pendant la majeure partie du XVIIIe si\u00e8cle, les rares visiteurs du portage \u00e9taient des commer\u00e7ants de fourrures de passage plut\u00f4t que des colons s\u2019installant durablement. La situation a chang\u00e9 avec l\u2019arriv\u00e9e de Jean-Baptiste Point du Sable, un commer\u00e7ant d\u2019origine fran\u00e7aise et africaine n\u00e9 vers 1745 \u00e0 Saint-Domingue (l\u2019actuel Ha\u00efti), qui, d\u00e8s les ann\u00e9es 1780, avait construit un comptoir commercial important et prosp\u00e8re \u00e0 l\u2019embouchure de la rivi\u00e8re Chicago \u2014 suffisamment bien \u00e9quip\u00e9 pour qu\u2019un journal de bord r\u00e9dig\u00e9 par un commer\u00e7ant de passage en 1790 le d\u00e9crive comme \u00e9tant bien approvisionn\u00e9 en marchandises. Du Sable \u00e9pousa Kitihawa, une femme potawatomi, et est aujourd\u2019hui reconnu comme le premier r\u00e9sident permanent non autochtone de Chicago et, \u00e0 juste titre, comme son fondateur. Il vendit son comptoir et quitta la r\u00e9gion vers 1800 ; apr\u00e8s avoir chang\u00e9 plusieurs fois de mains, la propri\u00e9t\u00e9 finit par revenir \u00e0 John Kinzie, un commer\u00e7ant qui s\u2019installa avec sa famille \u00e0 Chicago en octobre 1803 et devint, pendant la d\u00e9cennie suivante, le r\u00e9sident civil le plus \u00e9minent de la colonie.   <\/p>\n<div style=\"clear: both;\"><\/div>\n<figure style=\"margin: 6px auto 14px; max-width: 380px; text-align: center;\"><a title=\"Cliquez ici pour afficher l'image en grand format avec sa l\u00e9gende\" href=\"https:\/\/wbowe.com\/vintage-chicago\/1803-2026030578_dl.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img decoding=\"async\" style=\"width: 100%; border-radius: 6px; box-shadow: 0 2px 8px rgba(0,0,0,0.28); display: block;\" src=\"https:\/\/wbowe.com\/vintage-chicago\/1803-2026030578_nc.jpg\" alt=\"Repr\u00e9sentation artistique du Fort Dearborn, 1803\"><\/a><figcaption style=\"font-size: 11px; color: #2a1f14; font-weight: 600; font-style: italic; margin-top: 6px; line-height: 1.4;\">Repr\u00e9sentation artistique du Fort Dearborn \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque de sa construction, en 1803.<\/figcaption><\/figure>\n<figure style=\"float: left; margin: 4px 16px 12px 0; width: 42%; max-width: 220px;\"><a title=\"Cliquez ici pour afficher l'image en grand format avec sa l\u00e9gende\" href=\"https:\/\/wbowe.com\/vintage-chicago\/1808-2024050714_dl.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img decoding=\"async\" style=\"width: 100%; border-radius: 6px; box-shadow: 0 2px 6px rgba(0,0,0,0.24); display: block;\" src=\"https:\/\/wbowe.com\/vintage-chicago\/1808-2024050714_nc.jpg\" alt=\"Maquette de 1898 du premier Fort Dearborn\"\/><\/a><figcaption style=\"font-size: 10px; color: #2a1f14; font-weight: 600; font-style: italic; margin-top: 4px; line-height: 1.3;\">Une maquette du premier Fort Dearborn (1803-1812), sculpt\u00e9e par A. L. Van Den Berghen en 1898 d\u2019apr\u00e8s un dessin du capitaine John Whistler.<\/figcaption><\/figure>\n<p>L&rsquo;arriv\u00e9e de Kinzie eut lieu la m\u00eame ann\u00e9e o\u00f9 l&rsquo;arm\u00e9e des \u00c9tats-Unis construisit le premier Fort Dearborn, une modeste palissade en rondins situ\u00e9e sur la rive sud du fleuve, dont la garnison avait pour mission de garantir les revendications am\u00e9ricaines dans la r\u00e9gion \u00e0 la suite de l&rsquo;achat de la Louisiane et de g\u00e9rer les relations avec les tribus environnantes. Ce premier fort \u2014 une structure diff\u00e9rente et plus petite que celle qui fut reconstruite ult\u00e9rieurement au m\u00eame endroit en 1816 \u2014 comprenait deux blockhaus et, notamment, un passage souterrain couvert menant jusqu\u2019\u00e0 la rivi\u00e8re afin que la garnison puisse s\u2019approvisionner en eau m\u00eame en cas de si\u00e8ge, un d\u00e9tail qui sugg\u00e8re que l\u2019arm\u00e9e comprenait parfaitement \u00e0 quel point ce petit poste \u00e9tait r\u00e9ellement expos\u00e9. La maison de Kinzie se trouvait juste en face du fort, de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 du fleuve ; \u00e0 proximit\u00e9 se trouvait une ferme isol\u00e9e connue sous le nom de \u00ab Lee\u2019s Place \u00bb. En 1812, il s\u2019agissait d\u2019une communaut\u00e9 v\u00e9ritablement modeste : une garnison de fort, une famille de commer\u00e7ants, une poign\u00e9e d\u2019autres colons et, dispos\u00e9s tout autour d\u2019eux sur des kilom\u00e8tres \u00e0 la ronde, les villages potawatomis et alli\u00e9s, bien plus vastes et nombreux, dont la bienveillance \u00e9tait le fondement discret de l\u2019existence de tout l\u2019avant-poste.   <\/p>\n<div style=\"clear: both;\"><\/div>\n<h3 id=\"chap-era1688-sub5\" style=\"scroll-margin-top: 60px;\">La guerre s&rsquo;abat sur Portage : le massacre de Fort Dearborn<\/h3>\n<figure style=\"margin: 6px auto 16px; max-width: 420px; text-align: center;\"><a title=\"Cliquez ici pour afficher l'image en grand format avec sa l\u00e9gende\" href=\"https:\/\/wbowe.com\/vintage-chicago\/1812-2025101663_dl.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img decoding=\"async\" style=\"width: 100%; border-radius: 6px; box-shadow: 0 2px 8px rgba(0,0,0,0.28); display: block;\" src=\"https:\/\/wbowe.com\/vintage-chicago\/1812-2025101663_nc.jpg\" alt=\"Carte de Chicago de 1812, r\u00e9alis\u00e9e par Alfred Theodore Andreas\"\/><\/a><figcaption style=\"font-size: 11px; color: #2a1f14; font-weight: 600; font-style: italic; margin-top: 6px; line-height: 1.4;\">\u00ab Chicago en 1812 \u00bb, une carte r\u00e9trospective d\u2019Alfred Theodore Andreas, publi\u00e9e dans son ouvrage *History of Chicago* (1875-1885).<\/figcaption><\/figure>\n<p>Cette d\u00e9pendance fut mise \u00e0 l\u2019\u00e9preuve, puis rompue, durant l\u2019\u00e9t\u00e9 1812. Lorsque les \u00c9tats-Unis d\u00e9clar\u00e8rent la guerre \u00e0 la Grande-Bretagne en juin de cette ann\u00e9e-l\u00e0, les garnisons isol\u00e9es de l\u2019ancien Nord-Ouest \u2014 loin de tout renfort, encercl\u00e9es par des tribus que les agents britanniques avaient pass\u00e9 des ann\u00e9es \u00e0 courtiser \u2014 devinrent soudainement vuln\u00e9rables. Le 8 ao\u00fbt, le commandant du fort Dearborn, le capitaine Nathan Heald, re\u00e7ut un ordre du g\u00e9n\u00e9ral William Hull, qui lui fut transmis par un chef potawatomi nomm\u00e9 Winnemeg, lui enjoignant d\u2019abandonner le fort et de se diriger vers le fort Wayne, en distribuant les provisions du fort aux tribus environnantes avant son d\u00e9part. Le 12 ao\u00fbt, le capitaine William Wells arriva de Fort Wayne, escort\u00e9 d\u2019une compagnie de guerriers miamis ; observant les quelque cinq cents Potawatomis rassembl\u00e9s pr\u00e8s du fort et ses stocks consid\u00e9rables \u2014 mousquets, artillerie, des milliers de livres de poudre \u00e0 canon, des provisions pour plusieurs mois \u2014, Wells estima que la situation \u00e9tait devenue dangereuse. Sous la pression de ce dernier et de Kinzie, Heald revint sur sa promesse initiale et, dans la nuit du 13 ao\u00fbt, fit d\u00e9truire les armes, l&rsquo;alcool et les munitions du fort plut\u00f4t que de les remettre, une d\u00e9cision qui, le lendemain matin, provoqua la col\u00e8re manifeste des Potawatomis rassembl\u00e9s.    <\/p>\n<p>Cette nuit-l\u00e0, un chef potawatomi du nom de Black Partridge vint en priv\u00e9 voir Heald et lui rendit la m\u00e9daille de la paix que les Am\u00e9ricains lui avaient remise, lui disant, selon les mots rapport\u00e9s plus tard par un officier qui avait surv\u00e9cu \u00e0 la bataille, qu\u2019il ne pouvait plus retenir ses jeunes guerriers et qu\u2019il ne porterait pas de symbole de paix tant qu\u2019il serait contraint d\u2019agir en ennemi. Heald ne fit pas part de cet avertissement \u00e0 ses propres officiers. Le matin du 15 ao\u00fbt 1812, la garnison \u00e9vacua malgr\u00e9 tout : cinquante-deux soldats, quatre officiers et un chirurgien, une poign\u00e9e d\u2019autres colons, neuf femmes et dix-huit enfants, marchant vers le sud le long de la prairie au bord du lac, escort\u00e9s par les Miami. \u00c0 environ un mile et demi du fort, Wells \u2014 qui chevauchait en t\u00eate \u2014 signala qu\u2019ils \u00e9taient encercl\u00e9s, et l\u2019attaque commen\u00e7a presque imm\u00e9diatement. En l\u2019espace de quelques minutes, tous les soldats, \u00e0 l\u2019exception d\u2019une poign\u00e9e d\u2019entre eux, furent tu\u00e9s ou bless\u00e9s ; les combats furent brutaux et, d\u2019apr\u00e8s tous les t\u00e9moignages des survivants, profond\u00e9ment personnels : il ne s\u2019agissait pas de la violence impersonnelle d\u2019une bataille lointaine, mais d\u2019un massacre perp\u00e9tr\u00e9 \u00e0 bout portant entre des personnes qui avaient v\u00e9cu les unes \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des autres pendant des ann\u00e9es. Environ deux douzaines de soldats p\u00e9rirent lors des premiers combats, ainsi qu\u2019un certain nombre de civils qui voyageaient avec eux ; les bless\u00e9s qui ne pouvaient \u00eatre \u00e9vacu\u00e9s furent tu\u00e9s l\u00e0 o\u00f9 la colonne s\u2019\u00e9tait arr\u00eat\u00e9e. Le lieutenant Linai Helm, gendre de Kinzie, fut bless\u00e9 et captur\u00e9 ; son \u00e9pouse surv\u00e9cut, cach\u00e9e et prot\u00e9g\u00e9e par Black Partridge lui-m\u00eame \u2014 l\u2019homme m\u00eame qui avait tent\u00e9, en vain, d\u2019avertir Heald la nuit pr\u00e9c\u00e9dente. Heald et son \u00e9pouse furent finalement lib\u00e9r\u00e9s et rentr\u00e8rent chez eux par un long d\u00e9tour passant par Saint-Joseph et Mackinac. Le fort lui-m\u00eame fut enti\u00e8rement r\u00e9duit en cendres ; il ne fut reconstruit, \u00e0 plus grande \u00e9chelle, qu\u2019en 1816.        <\/p>\n<h3 id=\"chap-era1688-sub6\" style=\"scroll-margin-top: 60px;\">Un d\u00e9but modeste, mais tumultueux<\/h3>\n<figure style=\"float: right; margin: 4px 0 12px 16px; width: 42%; max-width: 220px;\"><a title=\"Cliquez ici pour afficher l'image en grand format avec la l\u00e9gende\" href=\"https:\/\/wbowe.com\/vintage-chicago\/1812-2025101660_dl.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img decoding=\"async\" style=\"width: 100%; border-radius: 6px; box-shadow: 0 2px 6px rgba(0,0,0,0.24); display: block;\" src=\"https:\/\/wbowe.com\/vintage-chicago\/1812-2025101660_nc.jpg\" alt=\"Carte de Fort Dearborn comparant les anciennes et les nouvelles rives du lac\"\/><\/a><figcaption style=\"font-size: 10px; color: #2a1f14; font-weight: 600; font-style: italic; margin-top: 4px; line-height: 1.3;\">Localisation de Fort Dearborn par rapport aux anciennes et nouvelles rives du lac Michigan.<\/figcaption><\/figure>\n<p>En ao\u00fbt 1812, \u00ab Chicago \u00bb n\u2019\u00e9tait qu\u2019un fort, un comptoir commercial, quelques familles \u00e9parpill\u00e9es et quelques miles de prairie \u2014 la population non autochtone ne comptait que quelques dizaines de personnes, et l\u2019\u00e9v\u00e9nement qui allait marquer cette p\u00e9riode dans la m\u00e9moire collective locale dura moins d\u2019une heure. Et pourtant, presque tout ce qui s&rsquo;ensuivit d\u00e9pendit de ce qui s&rsquo;\u00e9tait pass\u00e9 ici au cours de ces ann\u00e9es : le portage qui fit de ce site un lieu pour lequel il valait la peine de se battre, les commer\u00e7ants qui furent les premiers \u00e0 percevoir son potentiel commercial, ainsi que la paix fragile, qui finit par \u00e9chouer, entre des \u00c9tats-Unis en pleine expansion et les Potawatomis et leurs alli\u00e9s, pour qui ce territoire avait toujours constitu\u00e9 leur terre natale. La croissance explosive ult\u00e9rieure de Chicago en tant que plaque tournante ferroviaire et maritime, qui occupe une grande partie du reste de cette carte, n\u2019est en r\u00e9alit\u00e9 que la concr\u00e9tisation d\u2019une r\u00e9alit\u00e9 g\u00e9ographique que les Potawatomis, les Fran\u00e7ais et l\u2019arm\u00e9e avaient tous reconnue s\u00e9par\u00e9ment plus d\u2019un si\u00e8cle auparavant : quiconque contr\u00f4lait cette \u00e9troite br\u00e8che mar\u00e9cageuse dans le paysage contr\u00f4lait une porte entre les deux moiti\u00e9s d\u2019un continent.  <\/p>\n<div style=\"clear: both;\"><\/div>\n<figure style=\"margin: 6px auto 16px; max-width: 340px; text-align: center;\"><a title=\"Cliquez ici pour afficher l'image en grand format avec la l\u00e9gende\" href=\"https:\/\/wbowe.com\/vintage-chicago\/1812-2024050717_dl.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img decoding=\"async\" style=\"width: 100%; border-radius: 6px; box-shadow: 0 2px 8px rgba(0,0,0,0.28); display: block;\" src=\"https:\/\/wbowe.com\/vintage-chicago\/1812-2024050717_nc.jpg\" alt=\"Plaque comm\u00e9morative sur le site de la bataille de Fort Dearborn\"><\/a><figcaption style=\"font-size: 11px; color: #2a1f14; font-weight: 600; font-style: italic; margin-top: 6px; line-height: 1.4;\">Plaque comm\u00e9morative du site de la bataille de Fort Dearborn, parc de Fort Dearborn, 1801 South Calumet Avenue \u2014 le site du massacre tel qu&rsquo;il se pr\u00e9sente aujourd&rsquo;hui.<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"font-size: 12px; color: #000; font-weight: bold; margin-top: 14px;\"><u>Sources<\/u>: Milo M. Quaife, <a style=\"color: #0645ad; text-decoration: underline;\" href=\"https:\/\/archive.org\/details\/chicagooldnorthw00quai\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">*Chicago and the Old Northwest, 1673\u20131835*<\/a> (1913) ; Juliette Kinzie, <a style=\"color: #0645ad; text-decoration: underline;\" href=\"https:\/\/archive.org\/details\/waubunearlydayof01kinz\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">*Wau-Bun : The \u201cEarly Day\u201d in the North-West*<\/a> (1856) ; <a style=\"color: #0645ad; text-decoration: underline;\" href=\"https:\/\/archive.org\/details\/narrativeofmassa00inkinz\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">le r\u00e9cit du lieutenant Linai T. Helm sur le massacre de Fort Dearborn<\/a>; des sources g\u00e9n\u00e9rales sur Jean-Baptiste Point du Sable.<\/p>\n<p style=\"font-size: 12px; color: #000; font-weight: bold; margin-top: 14px;\"><u>Sources des photos<\/u>: Carte des Grands Lacs de Coronelli datant de 1688 \u2014 Biblioth\u00e8que Newberry, Chicago ; Biblioth\u00e8que du Congr\u00e8s ; Carte de Mitchell repr\u00e9sentant les possessions britanniques et fran\u00e7aises en Am\u00e9rique du Nord \u2014 Biblioth\u00e8que du Congr\u00e8s, Division de la g\u00e9ographie et des cartes ; Carte de Scharf de 1901 repr\u00e9sentant les sentiers am\u00e9rindiens \u2014 Chicago History Museum ; Le manoir Kinzie \u2014 Wisconsin Historical Society ; \u00e9galement disponible via Calisphere ; Fort Dearborn, 1803 (repr\u00e9sentation d\u2019artiste) \u2014 Chicago History Museum ; Maquette du premier Fort Dearborn \u2014 Mus\u00e9e d\u2019histoire de Chicago, exposition \u00ab Crossroads of America \u00bb ; \u00ab Chicago en 1812 \u00bb (carte d\u2019Andreas) \u2014 A. T. Andreas, History of Chicago (1884) ; Biblioth\u00e8que Newberry \/ Biblioth\u00e8que publique de Chicago. Les sources Internet des autres photos ne sont pas identifi\u00e9es. <\/p>\n<hr>\n<p>\u2190 <a href=\"https:\/\/wbowe.com\/fr\/vintage-chicago-history\/\">Retour \u00e0 l&rsquo;introduction<\/a> | <a href=\"https:\/\/wbowe.com\/fr\/chicago-premiers-colons-1813-1870\/\">Suivant : Chapitre 2, Les d\u00e9buts de la colonisation de Chicago \u2192<\/a><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/wbowe.com\/fr\/map-vintage-chicago\/\">D\u00e9couvrez la carte interactive \u00ab Vintage Chicago \u00bb<\/a><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"_acf_changed":false,"_relevanssi_hide_post":"","_relevanssi_hide_content":"","_relevanssi_pin_for_all":"","_relevanssi_pin_keywords":"","_relevanssi_unpin_keywords":"","_relevanssi_related_keywords":"","_relevanssi_related_include_ids":"","_relevanssi_related_exclude_ids":"","_relevanssi_related_no_append":"","_relevanssi_related_not_related":"","_relevanssi_related_posts":"","_relevanssi_noindex_reason":"","footnotes":""},"class_list":["post-34161","page","type-page","status-publish","hentry"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v28.5 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>Chicago \u00e0 l&#039;\u00e9poque coloniale, 1688-1812 | L&#039;histoire d&#039;un habitant des falaises - William J. 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