{"id":34043,"date":"2026-08-08T23:44:10","date_gmt":"2026-08-08T23:44:10","guid":{"rendered":"https:\/\/wbowe.com\/?page_id=34043"},"modified":"2026-08-08T23:44:10","modified_gmt":"2026-08-08T23:44:10","slug":"chicago-ere-coloniale-1688-1812","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/wbowe.com\/fr\/chicago-ere-coloniale-1688-1812\/","title":{"rendered":"Chicago colonial, 1688-1812 | L&rsquo;histoire d&rsquo;un Cliff Dweller"},"content":{"rendered":"<h1>Chapitre 1 : Chicago colonial, 1688\u20131812<\/h1>\n<figure style=\"margin:6px auto 18px;max-width:440px;text-align:center;clear:both;\"><a href=\"https:\/\/wbowe.com\/vintage-chicago\/1688-2024112888_dl.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\" title=\"Cliquez pour voir l'image en taille r\u00e9elle avec sa l\u00e9gende\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/wbowe.com\/vintage-chicago\/1688-2024112888_nc.jpg\" alt=\"Carte de Coronelli de 1688 nommant \u00ab Chekagou \u00bb\" style=\"max-width:100%;max-height:280px;width:auto;height:auto;display:block;margin:0 auto;border-radius:6px;box-shadow:0 2px 8px rgba(0,0,0,0.28);\"><\/a><figcaption style=\"font-size:11px;color:#2a1f14;font-weight:600;font-style:italic;margin-top:6px;line-height:1.4;\">La premi\u00e8re carte imprim\u00e9e \u00e0 mentionner \u00ab Chekagou \u00bb comme toponyme, par le cartographe italien Vincenzo Maria Coronelli, 1688.<\/figcaption><\/figure>\n<h3 id=\"chap-era1688-sub1\" style=\"scroll-margin-top:60px;\">Un lieu de rencontre bien avant de devenir une ville<\/h3>\n<figure style=\"float:right;margin:4px 0 12px 16px;width:42%;max-width:230px;\"><a href=\"https:\/\/wbowe.com\/vintage-chicago\/1804-2026030632_dl.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\" title=\"Cliquez pour voir l'image en taille r\u00e9elle avec sa l\u00e9gende\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/wbowe.com\/vintage-chicago\/1804-2026030632_nc.jpg\" alt=\"Carte de 1901 des sentiers et villages am\u00e9rindiens pr\u00e8s de Chicago\" style=\"width:100%;border-radius:6px;box-shadow:0 2px 6px rgba(0,0,0,0.24);display:block;\"><\/a><figcaption style=\"font-size:10px;color:#2a1f14;font-weight:600;font-style:italic;margin-top:4px;line-height:1.3;\">Carte dress\u00e9e en 1901 par Albert F. Scharf des sentiers et villages am\u00e9rindiens des comt\u00e9s de Chicago, Cook, DuPage et Will.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Des si\u00e8cles avant que Chicago n&rsquo;existe en tant que ville, le terrain mar\u00e9cageux o\u00f9 la rivi\u00e8re Chicago rencontrait le lac Michigan avait d\u00e9j\u00e0 son importance \u2014 mais pas pour les Europ\u00e9ens. Les Potawatomis \u00e9taient le peuple dominant de la r\u00e9gion \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque des premiers \u00e9crits, au sein d&rsquo;un vaste r\u00e9seau comprenant la Conf\u00e9d\u00e9ration des Illinois, les Miamis et d&rsquo;autres peuples qui chassaient, voyageaient et commer\u00e7aient dans toute la contr\u00e9e. Un missionnaire j\u00e9suite, le p\u00e8re Claude Allouez, rapporte avoir rencontr\u00e9 d\u00e8s 1677 un village d&rsquo;une quatre-vingtaine d&rsquo;Indiens illinois pr\u00e8s de la rivi\u00e8re des Illinois \u2014 un rappel que \u00ab Chicago \u00bb fut une terre am\u00e9rindienne pendant des milliers d&rsquo;ann\u00e9es avant de devenir l&rsquo;avant-poste colonial de quiconque. Le nom m\u00eame du lieu est d&rsquo;origine am\u00e9rindienne : un mot algonquin g\u00e9n\u00e9ralement traduit comme d\u00e9signant l&rsquo;ail sauvage ou l&rsquo;oignon sauvage qui poussait le long des berges. Lorsque les commer\u00e7ants et soldats europ\u00e9ens finirent par arriver, ils p\u00e9n\u00e9traient dans un territoire qui poss\u00e9dait d\u00e9j\u00e0 ses propres routes commerciales, ses alliances et ses rivalit\u00e9s, et l&rsquo;histoire des d\u00e9buts de Chicago est, d\u00e8s le d\u00e9part, une histoire de contact et de n\u00e9gociation entre ces mondes \u2014 une histoire qui allait s&rsquo;achever, en 1812, dans la violence.<\/p>\n<div style=\"clear:both;\"><\/div>\n<h3 id=\"chap-era1688-sub2\" style=\"scroll-margin-top:60px;\">L&rsquo;arriv\u00e9e des Fran\u00e7ais : Marquette, Jolliet et le portage<\/h3>\n<figure style=\"float:left;margin:4px 16px 12px 0;width:42%;max-width:210px;\"><a href=\"https:\/\/wbowe.com\/vintage-chicago\/1720-2025101828_dl.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\" title=\"Cliquez pour voir l'image en taille r\u00e9elle avec sa l\u00e9gende\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/wbowe.com\/vintage-chicago\/1720-2025101828_nc.jpg\" alt=\"Carte de 1720 du territoire de la Louisiane fran\u00e7aise\" style=\"width:100%;border-radius:6px;box-shadow:0 2px 6px rgba(0,0,0,0.24);display:block;\"><\/a><figcaption style=\"font-size:10px;color:#2a1f14;font-weight:600;font-style:italic;margin-top:4px;line-height:1.3;\">Carte fran\u00e7aise de la Louisiane et de la r\u00e9gion des Grands Lacs, avant que le Pays des Illinois ne passe sous domination britannique en 1763.<\/figcaption><\/figure>\n<p>La premi\u00e8re mention de Chicago dans les archives historiques d\u00e9coule justement de ce contact. Au printemps 1673, Louis Jolliet \u2014 charg\u00e9 par l&rsquo;administration coloniale fran\u00e7aise de rechercher un grand fleuve \u00e0 l&rsquo;ouest \u2014 partit du d\u00e9troit de Mackinac avec le missionnaire j\u00e9suite le p\u00e8re Jacques Marquette et cinq compagnons. Ils descendirent en canot les rivi\u00e8res Fox et Wisconsin jusqu&rsquo;au Mississippi, puis le suivirent vers le sud presque jusqu&rsquo;\u00e0 la rivi\u00e8re Arkansas avant de rebrousser chemin, se m\u00e9fiant du territoire espagnol qui s&rsquo;\u00e9tendait plus loin. Lors du voyage de retour, guid\u00e9s par des voyageurs am\u00e9rindiens locaux, ils remont\u00e8rent vers le nord par la rivi\u00e8re des Illinois puis, tr\u00e8s probablement, par le court portage terrestre qui la s\u00e9parait de la rivi\u00e8re Chicago \u2014 devenant, selon la tradition, les premiers Europ\u00e9ens \u00e0 fouler le sol qui deviendrait le centre-ville de Chicago.<\/p>\n<p>Marquette revint sur les lieux en d\u00e9cembre 1674, tomba gravement malade et finit par passer l&rsquo;hiver camp\u00e9 pr\u00e8s du portage \u2014 le premier s\u00e9jour prolong\u00e9 d&rsquo;un Europ\u00e9en dans la r\u00e9gion, bien qu&rsquo;il se soit presque certainement abrit\u00e9 dans un wigwam de style am\u00e9rindien plut\u00f4t que dans une quelconque construction en rondins, quoi qu&rsquo;en sugg\u00e8rent des r\u00e9cits plus tardifs et plus romanc\u00e9s. Il n&rsquo;\u00e9tait m\u00eame pas tout \u00e0 fait seul : il trouva deux commer\u00e7ants fran\u00e7ais d\u00e9j\u00e0 install\u00e9s un peu plus loin en aval, preuve que le portage commen\u00e7ait d\u00e9j\u00e0 \u00e0 \u00eatre connu des trafiquants de fourrures avant m\u00eame d&rsquo;avoir re\u00e7u le nom qui allait lui rester. Quelques ann\u00e9es plus tard, Ren\u00e9-Robert Cavelier, sieur de La Salle, plus c\u00e9l\u00e8bre et plus impitoyable, traversa lui aussi le portage lors de ses propres exp\u00e9ditions pour revendiquer la vall\u00e9e du Mississippi au nom de la France \u2014 un contraste que les historiens \u00e9tablissent depuis longtemps entre le Marquette \u00ab doux et pieux \u00bb et le La Salle \u00ab autoritaire \u00bb, b\u00e2tisseur d&#8217;empire. \u00c0 eux deux, ces Fran\u00e7ais fix\u00e8rent les termes selon lesquels l&rsquo;Europe allait d&rsquo;abord comprendre cette \u00e9tendue de prairie : non pas comme un lieu o\u00f9 s&rsquo;installer, mais comme une route vers ailleurs.<\/p>\n<div style=\"clear:both;\"><\/div>\n<h3 id=\"chap-era1688-sub3\" style=\"scroll-margin-top:60px;\">Pourquoi ici ? La g\u00e9ographie qui a cr\u00e9\u00e9 une m\u00e9tropole<\/h3>\n<figure style=\"float:right;margin:4px 0 12px 16px;width:42%;max-width:230px;\"><a href=\"https:\/\/wbowe.com\/vintage-chicago\/1750-2026050885-2_dl.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\" title=\"Cliquez pour voir l'image en taille r\u00e9elle avec sa l\u00e9gende\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/wbowe.com\/vintage-chicago\/1750-2026050885-2_nc.jpg\" alt=\"Carte de 1750 des Grands Lacs et des r\u00e9seaux fluviaux du Midwest\" style=\"width:100%;border-radius:6px;box-shadow:0 2px 6px rgba(0,0,0,0.24);display:block;\"><\/a><figcaption style=\"font-size:10px;color:#2a1f14;font-weight:600;font-style:italic;margin-top:4px;line-height:1.3;\">Une carte fran\u00e7aise ancienne des Grands Lacs et des r\u00e9seaux fluviaux du Midwest \u2014 la m\u00eame g\u00e9ographie hydrographique qui donnait toute sa valeur au portage de Chicago.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Ce dernier point est la cl\u00e9 de tout ce qui suit. Pendant plus d&rsquo;un si\u00e8cle, l&#8217;emplacement de Chicago n&rsquo;a tir\u00e9 sa valeur presque exclusivement que de ce qui se trouvait de part et d&rsquo;autre. Le portage de Chicago \u00e9tait l&rsquo;un des rares endroits o\u00f9 un canot, puis plus tard un chariot, pouvait passer du bassin versant des Grands Lacs et du Saint-Laurent \u00e0 celui du Mississippi et du golfe du Mexique sans long trajet terrestre. Par les rivi\u00e8res Chicago et Des Plaines, un voyageur pouvait relier l&rsquo;int\u00e9rieur du continent \u00e0 deux oc\u00e9ans. Des r\u00e9cits datant du d\u00e9but des ann\u00e9es 1700 d\u00e9crivent le portage comme s&rsquo;\u00e9tendant sur quelques milles par temps sec \u2014 parfois jusqu&rsquo;\u00e0 neuf milles lorsque les marais s&rsquo;ass\u00e9chaient \u2014, mais se r\u00e9duisant presque \u00e0 rien durant les saisons humides, lorsqu&rsquo;un pagayeur pouvait parfois glisser \u00e0 travers les herbes inond\u00e9es depuis le lac jusqu&rsquo;\u00e0 la rivi\u00e8re Des Plaines sans jamais poser le pied \u00e0 terre. Un historien l&rsquo;a plus tard qualifi\u00e9 de l&rsquo;une des \u00ab cl\u00e9s du continent \u00bb, et ce n&rsquo;est pas une exag\u00e9ration : cette modeste br\u00e8che mar\u00e9cageuse, souvent inond\u00e9e, dans le paysage est le seul fait physique qui explique pourquoi une ville a surgi ici plut\u00f4t qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;un des dizaines d&rsquo;autres emplacements tout aussi plats et tout aussi riverains du lac. Jolliet lui-m\u00eame, \u00e0 son retour de l&rsquo;exp\u00e9dition de 1673, proposa de creuser un court canal pour rendre la liaison permanente \u2014 une id\u00e9e qui mit un si\u00e8cle et demi \u00e0 se concr\u00e9tiser, mais qui devint finalement le canal Illinois-Michigan, puis, plus tard, la logique m\u00eame derri\u00e8re les chemins de fer de Chicago. Le portage est venu en premier ; tout le reste de l&rsquo;essor de Chicago comme plaque tournante des transports en d\u00e9coule.<\/p>\n<figure style=\"float:left;margin:4px 16px 12px 0;width:40%;max-width:200px;\"><a href=\"https:\/\/wbowe.com\/vintage-chicago\/1763-2025101841_dl.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\" title=\"Cliquez pour voir l'image en taille r\u00e9elle avec sa l\u00e9gende\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/wbowe.com\/vintage-chicago\/1763-2025101841_nc.jpg\" alt=\"Carte de 1763 des possessions fran\u00e7aises, espagnoles et britanniques\" style=\"width:100%;border-radius:6px;box-shadow:0 2px 6px rgba(0,0,0,0.24);display:block;\"><\/a><figcaption style=\"font-size:10px;color:#2a1f14;font-weight:600;font-style:italic;margin-top:4px;line-height:1.3;\">Possessions fran\u00e7aises, espagnoles et britanniques en Am\u00e9rique du Nord \u00e0 la fin de la guerre de la Conqu\u00eate, en 1763.<\/figcaption><\/figure>\n<p>La souverainet\u00e9 sur cette br\u00e8che changea encore deux fois de mains avant que Chicago ne devienne v\u00e9ritablement une ville. La France c\u00e9da sa revendication sur le territoire \u00e0 l&rsquo;est du Mississippi \u00e0 la Grande-Bretagne en 1763, \u00e0 l&rsquo;issue de la guerre de la Conqu\u00eate ; deux d\u00e9cennies plus tard, la carte fut redessin\u00e9e une nouvelle fois lorsque le trait\u00e9 de Paris de 1783 \u2014 pour lequel la grande carte murale de l&rsquo;Am\u00e9rique du Nord du cartographe britannique John Mitchell servit de principale r\u00e9f\u00e9rence frontali\u00e8re \u2014 transf\u00e9ra la r\u00e9gion aux \u00c9tats-Unis nouvellement ind\u00e9pendants, dans le cadre de l&rsquo;ancien Territoire du Nord-Ouest. Le portage lui-m\u00eame ne bougea jamais ; seuls chang\u00e8rent les drapeaux qui le revendiquaient.<\/p>\n<div style=\"clear:both;\"><\/div>\n<figure style=\"margin:6px auto 16px;max-width:380px;text-align:center;\"><a href=\"https:\/\/wbowe.com\/vintage-chicago\/1775-2026010060_dl.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\" title=\"Cliquez pour voir l'image en taille r\u00e9elle avec sa l\u00e9gende\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/wbowe.com\/vintage-chicago\/1775-2026010060_nc.jpg\" alt=\"Carte de John Mitchell de 1775 des possessions britanniques et fran\u00e7aises en Am\u00e9rique du Nord\" style=\"max-width:100%;max-height:300px;width:auto;height:auto;display:block;margin:0 auto;border-radius:6px;box-shadow:0 2px 8px rgba(0,0,0,0.28);\"><\/a><figcaption style=\"font-size:11px;color:#2a1f14;font-weight:600;font-style:italic;margin-top:6px;line-height:1.4;\">La carte des possessions britanniques et fran\u00e7aises en Am\u00e9rique du Nord de John Mitchell, principale r\u00e9f\u00e9rence utilis\u00e9e pour d\u00e9finir les fronti\u00e8res des \u00c9tats-Unis dans le trait\u00e9 de Paris de 1783.<\/figcaption><\/figure>\n<h3 id=\"chap-era1688-sub4\" style=\"scroll-margin-top:60px;\">Commer\u00e7ants et fort : Du Sable, Kinzie et Fort Dearborn<\/h3>\n<figure style=\"margin:6px auto 14px;max-width:380px;text-align:center;\"><a href=\"https:\/\/wbowe.com\/vintage-chicago\/1784-2024050712_dl.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\" title=\"Cliquez pour voir l'image en taille r\u00e9elle avec sa l\u00e9gende\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/wbowe.com\/vintage-chicago\/1784-2024050712_nc.jpg\" alt=\"Emplacement de la cabane en rondins de Jean Baptiste Point du Sable\" style=\"width:100%;border-radius:6px;box-shadow:0 2px 8px rgba(0,0,0,0.28);display:block;\"><\/a><figcaption style=\"font-size:11px;color:#2a1f14;font-weight:600;font-style:italic;margin-top:6px;line-height:1.4;\">La rive ouest de la branche nord de la rivi\u00e8re Chicago, pr\u00e8s de Wolf Point \u2014 emplacement de la cabane en rondins de Jean Baptiste Point du Sable, o\u00f9 il cultivait la terre et faisait du commerce.<\/figcaption><\/figure>\n<figure style=\"float:right;margin:4px 0 12px 16px;width:42%;max-width:220px;\"><a href=\"https:\/\/wbowe.com\/vintage-chicago\/1804-2024050912_dl.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\" title=\"Cliquez pour voir l'image en taille r\u00e9elle avec sa l\u00e9gende\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/wbowe.com\/vintage-chicago\/1804-2024050912_nc.jpg\" alt=\"La demeure Kinzie \u00e0 l'embouchure de la rivi\u00e8re Chicago\" style=\"width:100%;border-radius:6px;box-shadow:0 2px 6px rgba(0,0,0,0.24);display:block;\"><\/a><figcaption style=\"font-size:10px;color:#2a1f14;font-weight:600;font-style:italic;margin-top:4px;line-height:1.3;\">La demeure Kinzie \u00e0 l&#8217;embouchure de la rivi\u00e8re Chicago \u2014 \u00e0 l&rsquo;origine la seconde maison de du Sable, devenue plus tard le foyer de la famille Kinzie.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Pendant la majeure partie du XVIIIe si\u00e8cle, les rares visiteurs du portage \u00e9taient des trafiquants de fourrures de passage plut\u00f4t que des colons venus s&rsquo;\u00e9tablir. Cela changea avec Jean Baptiste Point du Sable, un commer\u00e7ant d&rsquo;origine fran\u00e7aise et africaine n\u00e9 vers 1745 \u00e0 Saint-Domingue (aujourd&rsquo;hui Ha\u00efti), qui, d\u00e8s les ann\u00e9es 1780, avait b\u00e2ti \u00e0 l&#8217;embouchure de la rivi\u00e8re Chicago un comptoir commercial important et prosp\u00e8re \u2014 assez bien tenu pour qu&rsquo;un journal de commer\u00e7ant de passage, datant de 1790, le d\u00e9crive comme abondamment approvisionn\u00e9 en marchandises. Du Sable \u00e9pousa Kitihawa, une femme potawatomie, et est aujourd&rsquo;hui reconnu comme le premier r\u00e9sident permanent non am\u00e9rindien de Chicago et, \u00e0 juste titre, comme son fondateur. Il vendit son comptoir et quitta la r\u00e9gion vers 1800 ; apr\u00e8s \u00eatre pass\u00e9e entre plusieurs mains, la propri\u00e9t\u00e9 finit par revenir \u00e0 John Kinzie, un commer\u00e7ant qui installa sa famille \u00e0 Chicago en octobre 1803 et qui devint, pour la d\u00e9cennie suivante, le r\u00e9sident civil le plus en vue de la colonie.<\/p>\n<div style=\"clear:both;\"><\/div>\n<figure style=\"margin:6px auto 14px;max-width:380px;text-align:center;\"><a href=\"https:\/\/wbowe.com\/vintage-chicago\/1803-2026030578_dl.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\" title=\"Cliquez pour voir l'image en taille r\u00e9elle avec sa l\u00e9gende\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/wbowe.com\/vintage-chicago\/1803-2026030578_nc.jpg\" alt=\"Vue d'artiste de Fort Dearborn, 1803\" style=\"width:100%;border-radius:6px;box-shadow:0 2px 8px rgba(0,0,0,0.28);display:block;\"><\/a><figcaption style=\"font-size:11px;color:#2a1f14;font-weight:600;font-style:italic;margin-top:6px;line-height:1.4;\">Une vue d&rsquo;artiste de Fort Dearborn \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque de sa construction, en 1803.<\/figcaption><\/figure>\n<figure style=\"float:left;margin:4px 16px 12px 0;width:42%;max-width:220px;\"><a href=\"https:\/\/wbowe.com\/vintage-chicago\/1808-2024050714_dl.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\" title=\"Cliquez pour voir l'image en taille r\u00e9elle avec sa l\u00e9gende\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/wbowe.com\/vintage-chicago\/1808-2024050714_nc.jpg\" alt=\"Maquette de 1898 du premier Fort Dearborn\" style=\"width:100%;border-radius:6px;box-shadow:0 2px 6px rgba(0,0,0,0.24);display:block;\"><\/a><figcaption style=\"font-size:10px;color:#2a1f14;font-weight:600;font-style:italic;margin-top:4px;line-height:1.3;\">Une maquette du premier Fort Dearborn (1803-1812), sculpt\u00e9e par A. L. Van Den Berghen en 1898 d&rsquo;apr\u00e8s un dessin du capitaine John Whistler.<\/figcaption><\/figure>\n<p>L&rsquo;arriv\u00e9e de Kinzie co\u00efncida avec l&rsquo;ann\u00e9e o\u00f9 l&rsquo;arm\u00e9e am\u00e9ricaine construisit le premier Fort Dearborn, une modeste palissade en rondins sur la rive sud de la rivi\u00e8re, garnie pour affirmer les revendications am\u00e9ricaines sur la r\u00e9gion apr\u00e8s l&rsquo;achat de la Louisiane et pour g\u00e9rer les relations avec les tribus environnantes. Ce premier fort \u2014 une structure diff\u00e9rente et plus petite que celle reconstruite plus tard au m\u00eame endroit en 1816 \u2014 comptait deux blockhaus et, fait notable, un passage souterrain couvert menant jusqu&rsquo;\u00e0 la rivi\u00e8re afin que la garnison puisse puiser de l&rsquo;eau m\u00eame en cas de si\u00e8ge, un d\u00e9tail qui laisse penser que l&rsquo;arm\u00e9e mesurait exactement \u00e0 quel point ce petit poste \u00e9tait expos\u00e9. La maison de Kinzie se dressait juste de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 de la rivi\u00e8re, face au fort ; \u00e0 proximit\u00e9 se trouvait une ferme isol\u00e9e connue sous le nom de \u00ab Lee&rsquo;s Place \u00bb. En 1812, il s&rsquo;agissait v\u00e9ritablement d&rsquo;une petite communaut\u00e9 : la garnison du fort, une famille de commer\u00e7ants, une poign\u00e9e d&rsquo;autres colons, et, diss\u00e9min\u00e9s autour d&rsquo;eux sur des kilom\u00e8tres dans toutes les directions, les villages potawatomis et alli\u00e9s, bien plus nombreux et bien plus vastes, dont la bienveillance conditionnait discr\u00e8tement la survie de tout l&rsquo;avant-poste.<\/p>\n<div style=\"clear:both;\"><\/div>\n<h3 id=\"chap-era1688-sub5\" style=\"scroll-margin-top:60px;\">La guerre atteint le portage : le massacre de Fort Dearborn<\/h3>\n<figure style=\"margin:6px auto 16px;max-width:420px;text-align:center;\"><a href=\"https:\/\/wbowe.com\/vintage-chicago\/1812-2025101663_dl.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\" title=\"Cliquez pour voir l'image en taille r\u00e9elle avec sa l\u00e9gende\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/wbowe.com\/vintage-chicago\/1812-2025101663_nc.jpg\" alt=\"Carte de Chicago en 1812 par Alfred Theodore Andreas\" style=\"width:100%;border-radius:6px;box-shadow:0 2px 8px rgba(0,0,0,0.28);display:block;\"><\/a><figcaption style=\"font-size:11px;color:#2a1f14;font-weight:600;font-style:italic;margin-top:6px;line-height:1.4;\">\u00ab Chicago en 1812 \u00bb, une carte r\u00e9trospective d&rsquo;Alfred Theodore Andreas, publi\u00e9e dans son History of Chicago (1875-1885).<\/figcaption><\/figure>\n<p>Cette d\u00e9pendance fut mise \u00e0 l&rsquo;\u00e9preuve, puis rompue, \u00e0 l&rsquo;\u00e9t\u00e9 1812. Lorsque les \u00c9tats-Unis d\u00e9clar\u00e8rent la guerre \u00e0 la Grande-Bretagne en juin de cette ann\u00e9e-l\u00e0, les garnisons isol\u00e9es de l&rsquo;ancien Nord-Ouest \u2014 loin de tout renfort, entour\u00e9es de tribus que les agents britanniques avaient courtis\u00e9es pendant des ann\u00e9es \u2014 devinrent soudain vuln\u00e9rables. Le 8 ao\u00fbt, le commandant de Fort Dearborn, le capitaine Nathan Heald, re\u00e7ut un ordre du g\u00e9n\u00e9ral William Hull, transmis par un chef potawatomi nomm\u00e9 Winnemeg, lui enjoignant d&rsquo;abandonner le fort et de marcher vers Fort Wayne, en distribuant les biens du fort aux tribus environnantes avant de partir. Le 12 ao\u00fbt, le capitaine William Wells arriva de Fort Wayne avec une compagnie de guerriers miamis en escorte ; en observant les quelque cinq cents Potawatomis rassembl\u00e9s pr\u00e8s du fort et ses r\u00e9serves consid\u00e9rables \u2014 mousquets, artillerie, des milliers de livres de poudre \u00e0 canon, des mois de provisions \u2014 Wells jugea que la situation \u00e9tait devenue dangereuse. Sur ses instances et celles de Kinzie, Heald revint sur sa promesse initiale et, dans la nuit du 13 ao\u00fbt, fit d\u00e9truire les armes, l&rsquo;alcool et les munitions du fort plut\u00f4t que de les remettre, une d\u00e9cision qui mit visiblement en col\u00e8re les Potawatomis rassembl\u00e9s le lendemain matin.<\/p>\n<p>Cette nuit-l\u00e0, un chef potawatomi nomm\u00e9 Black Partridge se rendit en priv\u00e9 aupr\u00e8s de Heald et lui rendit la m\u00e9daille de paix que les Am\u00e9ricains lui avaient offerte, lui disant, selon les mots consign\u00e9s plus tard par un officier survivant de la bataille, qu&rsquo;il ne pouvait plus retenir ses jeunes guerriers et qu&rsquo;il ne porterait pas un symbole de paix alors qu&rsquo;il \u00e9tait contraint d&rsquo;agir en ennemi. Heald ne partagea pas cet avertissement avec ses propres officiers. Au matin du 15 ao\u00fbt 1812, la garnison \u00e9vacua malgr\u00e9 tout : cinquante-deux soldats, quatre officiers et un chirurgien, une poign\u00e9e d&rsquo;autres colons, neuf femmes et dix-huit enfants, marchant vers le sud le long de la prairie riveraine du lac, avec leur escorte miami. \u00c0 environ un mille et demi du fort, Wells \u2014 chevauchant en \u00e9claireur \u2014 signala qu&rsquo;ils \u00e9taient encercl\u00e9s, et l&rsquo;attaque commen\u00e7a presque aussit\u00f4t. En quelques minutes, presque tous les soldats furent tu\u00e9s ou bless\u00e9s ; les combats furent brutaux et, selon tous les r\u00e9cits des survivants, profond\u00e9ment personnels \u2014 non pas la violence impersonnelle d&rsquo;une bataille lointaine, mais un massacre men\u00e9 au corps \u00e0 corps entre des gens qui avaient v\u00e9cu les uns pr\u00e8s des autres pendant des ann\u00e9es. Environ deux douzaines de soldats moururent dans les combats initiaux, ainsi qu&rsquo;un certain nombre des civils qui les accompagnaient ; les bless\u00e9s qui ne pouvaient \u00eatre d\u00e9plac\u00e9s furent tu\u00e9s sur place, l\u00e0 o\u00f9 la colonne s&rsquo;\u00e9tait arr\u00eat\u00e9e. Le lieutenant Linai Helm, gendre de Kinzie, fut bless\u00e9 et captur\u00e9 ; son \u00e9pouse surv\u00e9cut, cach\u00e9e et prot\u00e9g\u00e9e par Black Partridge lui-m\u00eame \u2014 le m\u00eame homme qui avait tent\u00e9, en vain, d&rsquo;avertir Heald la veille au soir. Heald et son \u00e9pouse furent finalement rel\u00e2ch\u00e9s et regagn\u00e8rent leur foyer par un long d\u00e9tour, via St. Joseph et Mackinac. Le fort lui-m\u00eame fut r\u00e9duit en cendres ; il ne serait reconstruit, sur une plus grande \u00e9chelle, qu&rsquo;en 1816.<\/p>\n<h3 id=\"chap-era1688-sub6\" style=\"scroll-margin-top:60px;\">Un commencement modeste et violent<\/h3>\n<figure style=\"float:right;margin:4px 0 12px 16px;width:42%;max-width:220px;\"><a href=\"https:\/\/wbowe.com\/vintage-chicago\/1812-2025101660_dl.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\" title=\"Cliquez pour voir l'image en taille r\u00e9elle avec sa l\u00e9gende\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/wbowe.com\/vintage-chicago\/1812-2025101660_nc.jpg\" alt=\"Carte de Fort Dearborn superpos\u00e9e aux anciennes et nouvelles rives du lac\" style=\"width:100%;border-radius:6px;box-shadow:0 2px 6px rgba(0,0,0,0.24);display:block;\"><\/a><figcaption style=\"font-size:10px;color:#2a1f14;font-weight:600;font-style:italic;margin-top:4px;line-height:1.3;\">L&#8217;emplacement de Fort Dearborn situ\u00e9 par rapport aux anciennes et nouvelles rives du lac Michigan.<\/figcaption><\/figure>\n<p>En ao\u00fbt 1812, \u00ab Chicago \u00bb n&rsquo;\u00e9tait qu&rsquo;un fort, un comptoir de traite, quelques familles \u00e9parses et quelques kilom\u00e8tres de prairie \u2014 la population non am\u00e9rindienne se comptait par dizaines, et l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement qui allait d\u00e9finir cette p\u00e9riode dans la m\u00e9moire locale dura moins d&rsquo;une heure. Et pourtant, presque tout ce qui suivit d\u00e9pendait de ce qui s&rsquo;\u00e9tait pass\u00e9 ici durant ces ann\u00e9es : le portage qui, en premier lieu, rendait le site digne d&rsquo;\u00eatre disput\u00e9, les commer\u00e7ants qui furent les premiers \u00e0 en percevoir le potentiel commercial, et la paix fragile, finalement rompue, entre les \u00c9tats-Unis en expansion et les Potawatomis et leurs alli\u00e9s, dont c&rsquo;\u00e9tait depuis toujours la terre natale. L&rsquo;essor fulgurant que connut plus tard Chicago comme plaque tournante ferroviaire et portuaire, sujet d&rsquo;une si grande partie du reste de cette carte, n&rsquo;est en r\u00e9alit\u00e9 que l&rsquo;accomplissement d&rsquo;un fait g\u00e9ographique que les Potawatomis, les Fran\u00e7ais et l&rsquo;arm\u00e9e avaient tous, s\u00e9par\u00e9ment, reconnu plus d&rsquo;un si\u00e8cle auparavant : quiconque contr\u00f4lait cette \u00e9troite br\u00e8che mar\u00e9cageuse dans le paysage contr\u00f4lait une porte entre deux moiti\u00e9s d&rsquo;un continent.<\/p>\n<div style=\"clear:both;\"><\/div>\n<figure style=\"margin:6px auto 16px;max-width:340px;text-align:center;\"><a href=\"https:\/\/wbowe.com\/vintage-chicago\/1812-2024050717_dl.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\" title=\"Cliquez pour voir l'image en taille r\u00e9elle avec sa l\u00e9gende\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/wbowe.com\/vintage-chicago\/1812-2024050717_nc.jpg\" alt=\"Plaque comm\u00e9morative du site de la bataille de Fort Dearborn\" style=\"width:100%;border-radius:6px;box-shadow:0 2px 8px rgba(0,0,0,0.28);display:block;\"><\/a><figcaption style=\"font-size:11px;color:#2a1f14;font-weight:600;font-style:italic;margin-top:6px;line-height:1.4;\">La plaque comm\u00e9morative du site de la bataille de Fort Dearborn, Fort Dearborn Park, 1801 South Calumet Avenue \u2014 le site du massacre tel qu&rsquo;il appara\u00eet aujourd&rsquo;hui.<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"font-size:12px;color:#000;font-weight:700;margin-top:14px;\"><u>Sources<\/u> : Milo M. Quaife, <a href=\"https:\/\/archive.org\/details\/chicagooldnorthw00quai\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\" style=\"color:#0645AD;text-decoration:underline;\">Chicago and the Old Northwest, 1673\u20131835<\/a> (1913) ; Juliette Kinzie, <a href=\"https:\/\/archive.org\/details\/waubunearlydayof01kinz\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\" style=\"color:#0645AD;text-decoration:underline;\">Wau-Bun: The \u00ab\u00a0Early Day\u00a0\u00bb in the North-West<\/a> (1856) ; le <a href=\"https:\/\/archive.org\/details\/narrativeofmassa00inkinz\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\" style=\"color:#0645AD;text-decoration:underline;\">r\u00e9cit du massacre de Fort Dearborn<\/a> du lieutenant Linai T. Helm ; sources g\u00e9n\u00e9rales de r\u00e9f\u00e9rence sur Jean Baptiste Point du Sable.<\/p>\n<p style=\"font-size:12px;color:#000;font-weight:700;margin-top:14px;\"><u>Cr\u00e9dits photographiques<\/u> : Carte de Coronelli de 1688 des Grands Lacs \u2014 Newberry Library, Chicago ; Library of Congress ; Carte des possessions britanniques et fran\u00e7aises en Am\u00e9rique du Nord de Mitchell \u2014 Library of Congress, Geography and Map Division ; Carte de 1901 des sentiers am\u00e9rindiens de Scharf \u2014 Chicago History Museum ; La demeure Kinzie \u2014 Wisconsin Historical Society ; \u00e9galement disponible via Calisphere ; Fort Dearborn, 1803 (vue d&rsquo;artiste) \u2014 Chicago History Museum ; Maquette du premier Fort Dearborn \u2014 Chicago History Museum, exposition Crossroads of America ; \u00ab Chicago en 1812 \u00bb (carte d&rsquo;Andreas) \u2014 A. T. Andreas, History of Chicago (1884) ; Newberry Library \/ Chicago Public Library. Les sources internet des autres photos ne sont pas identifi\u00e9es.<\/p>\n<hr>\n<p>\u2190 <a href=\"https:\/\/wbowe.com\/fr\/histoire-vintage-chicago\/\">Retour \u00e0 l&rsquo;introduction<\/a> &nbsp;|&nbsp; <a href=\"https:\/\/wbowe.com\/fr\/chicago-premiers-colons-1813-1870\/\">Suivant : Chapitre 2, Les premiers colons de Chicago \u2192<\/a><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/wbowe.com\/map-vintage-chicago\/\">Explorez la carte interactive Vintage Chicago Map<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Chapitre 1 : Chicago colonial, 1688\u20131812 La premi\u00e8re carte imprim\u00e9e \u00e0 mentionner \u00ab Chekagou \u00bb comme toponyme, par le cartographe italien Vincenzo Maria Coronelli, 1688.  [&#8230;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"class_list":["post-34043","page","type-page","status-publish","hentry"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v28.2 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>Chicago colonial, 1688-1812 | L&#039;histoire d&#039;un Cliff Dweller - William J. Bowe<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/wbowe.com\/chicago-ere-coloniale-1688-1812\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Chicago colonial, 1688-1812 | L&#039;histoire d&#039;un Cliff Dweller - William J. 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